L’entraîneur togolais Jonas Kokou Komlan,   sélectionneur des U17 du Mali ne manque pas d’ambitions.

Après avoir permis à la  sélection nationale du Mali de conserver son titre de champion d’Afrique  des moins de 17 ans, Mr KOMLAN a réussi ce qu’on peut appeler un exploit en inscrivant dans son palmarès  50 matchs sans défaites.

L’Entraîneur des Aiglons du Mali, Jonas Kokou Komlan successeur de Baye Bah nommé à la tête des juniors par la Femafoot en novembre 2015 se montre encore très ambitieux.

Même s’il n’est pas  aussi populaire que son prédécesseur, Jonas Kokou KOMLAN n’est pas un inconnu en Ligue 1 au Mali.

Le togolais qui a déjà dirigé le Djoliba AC pendant quelques temps a même brillé avec les Minimes du Mali lors d’un tournoi de la catégorie organisé en 2015 où il s’est classé 3ème.

Ce qui est extraordinaire dans le parcours de l’homme originaire de Kpalimé qui a révélé au grand public, le jeune joueur Malien,  Mohamed Haïdara est ce succès qu’il a connu en si peu de temps avec la sélection Malienne avec la clé, 50  matchs joués sans défaites à son actif.

Jonas Kokou KOMLAN s’est confié le dimanche 25 février 2018 sans ambages à T + AFRIQUE dans une interview exclusive.

Jonas Kokou Komlan avec l’équipe nationale des U17 du Mali à une séance d’entrainement au parc des sports de Treichville lors des jeux de la Francophonie à Abidjan en 2017 (C) Photo Aristide KUEVIDJIN.

Jonas Kokou KOMLAN est interrogé par Aristide KUEVIDJIN

Coach Jonas Kokou Komlan Bonjour. Comment l’entraîneur des U17 du Mali que vous êtes, vous pouvez encore vous présenter au public sportif ?

Bonjour, je m’appelle Jonas Kokou Komlan, je suis entraîneur de l’équipe nationale des U17 du Mali, je suis togolais et je réside actuellement à Bamako (Mali).

Quand on a des joueurs aussi talentueux que les Aiglons du Mali, sur quelle base est ce qu’on choisit ?

On a essayé de faire d’abord le choix sur les qualités individuelles. Il faudra que le joueur d’abord sache jouer au ballon. Et puis il y a les qualités collectives, il y a l’esprit de groupe, il y a la mentalité du joueur dans un groupe. Donc il y a beaucoup de critères, et puis il y a la polyvalence qui  fait parti du choix.

A-t-on souvent une pression particulière quand on est à la tête d’une équipe championne d’Afrique ?

Oui bien sûr ça été une pression positive depuis le jour où j’ai été nommé comme entraîneur des U17. C’est avec cette pression que j’ai commencé par travailler. Et puis ça a été une pression positive qui m’a vraiment permis de surmonter les obstacles et d’atteindre mes objectifs, parce que je me suis dis que je viens diriger une génération qui a été championne  donc il faudrait que je maintienne la barre vraiment à ce niveau, donc ça été une pression qui m’a permis de travailler sereinement.

Vous aviez réussi à gagner la coupe d’Afrique des Nations de Football des U17 avec le Mali. Avec la même sélection vous aviez participé aux 8èmes jeux de la Francophonie à Abidjan en 2017 puis dans la même année au mondial des U17 en Inde. Après ce parcours glorieux avec le Mali, quel est le plus que vous pensez apporter au Togo dont vous êtes originaire ?

Je peux dire que ce serait vraiment une fierté pour moi d’apporter ma pierre à la construction du football togolais surtout à la base. Ce que j’ai fais avec le Mali, je peux le faire avec le Togo pourquoi pas, parce qu’il y a le potentiel, et les ressources humaines. Il suffira seulement de s’organiser, de mettre tous les atouts de notre côté, de mettre les moyens et puis vraiment de faire le même boulot, parce que je me dis qu’on peut pas avoir un bon sommet sans avoir une bonne base. C’est dire que tout ce que j’ai fais avec le Mali, pourquoi pas vraiment ne pas le reprendre avec le Togo.

Le Togo sera en Mai prochain à Abidjan aux côtés des nations de l’UFOA B pour un tournoi qualificatif, le vainqueur de cette compétition représentera la zone à la phase finale de la CAN U17 Tanzanie 2019. La dernière participation du Togo à une coupe d’Afrique des Nations des cadets remonte en 2007 où le Togo a été finaliste de cette compétition qu’il a organisé. Comment est-ce que vous aviez en tant que togolais accueilli la nouvelle de la participation du Togo aux au tournoi d’Abidjan ?

C’est avec joie que j’ai accueilli cette information. Cela me fait plaisir, d’autant plus que le Togo va participer à cette compétition qualificative pour la Coupe d’Afrique des Nations Tanzanie 2019 chez les U17. Vraiment c’est une bonne chose. Ça prouve que  le Togo veut repartir sur de nouvelles bases surtout au niveau des jeunes. C’est toujours bien de participer aux compétitions des jeunes, et puis c’est toujours bien d’être présent dans les compétitions des jeunes. Je pense que si vraiment le Togo parvient à se préparer pour cette compétition, il pourra être parmi les 8 pays qui participeront à cette CAN U17.

Vous aviez récemment conduit les Aiglons du Mali à la Coupe du Monde des cadets, quelles sont vos satisfactions ?

Mes satisfactions d’abord c’est d’être présent à cette phase finale d’une coupe du monde parce que ce n’est pas donné à tout entraîneur d’être en coupe du Monde. Moi j’ai eu la chance de remporter la Coupe d’Afrique, d’aller à une phase finale de coupe du monde et d’être vraiment parmi les pays du dernier carré de cette coupe du monde où il y avait le Brésil, l’Espagne, et puis l’Angleterre. Toutes ces trois nations sont des pays de football. Vraiment je suis très très content. Je suis très fier de moi, je suis très fier  du boulot que j’ai fais et surtout du fait que nous avons eu le trophée du deuxième meilleur butteur de cette compétition.

Dans le métier d’entraineur qui est votre modèle ?

Mon modèle dans ce métier d’entraîneur,  c’est José Mourinho parce que c’est un entraîneur qui a l’audace, il aime prendre le risque. il est audacieux, il a envie. Là où il passe, il laisse une marque. Je pense que c’est un  modèle pour moi en tant qu’entraîneur.

C’est quoi votre pire et meilleur souvenir en tant qu’en entraîneur ?

Le mauvais souvenir je peux le dire, c’est vraiment cette demi-finale des jeux de la francophonie à Abidjan. On a joué contre la Côte d’Ivoire. On a perdu 2-1. On pouvait gagner ce match parce qu’on a été mené en suite on est revenu au score, la Côte d’Ivoire a mis un deuxième but, on a égalisé mais malheureusement l’arbitrage a été un peu à notre défaveur. C’est un match où on pouvait gagner. Les cadets que j’accompagnais jouais contre des U23. Ça été vraiment une déception, parce que j’avais voulu vraiment aller en finale mais hélas !

Et puis ma grosse satisfaction ou mon meilleur souvenir, c’est les meilleurs moments qu’on a passé au Gabon, lors de la Coupe d’Afrique des Nations U17. Vraiment on a fait un très bon tournoi. Un de mes défenseurs a eu  le trophée de meilleur joueur de la compétition. Surtout qu’on a participé à cette compétition sans préparation, le mali était suspendu, on revenait d’une suspension, on a fait le meilleur et puis on a remporté cette Coupe d’Afrique des Nations.

C’est vrai qu’on connait Jonas Kokou Komlan Comme entraineur mais en dehors du football, vous avez certainement  quelque chose qui vous passionne, et nous on aimerait savoir ?

Oui, j’aime la musique et la lecture. J’aime écouté la musique pour m’inspirer. En dehors du football quand je suis à la maison, j’aime faire la lecture et puis écouter la musique. Je suis discret.

Coach merci d’avoir répondu à nos questions.

C’est à moi de vous remercier pour m’avoir tendu le micro. Je salut tout le monde au Togo. J’espère que quand les autorités auront besoin de moi, c’est avec fierté que je vais venir parce que c’est mon pays. Ce serait une grande joie d’apporter vraiment ma contribution au développement du football togolais. je vous remercie.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here